samedi 26 mai 2007
Liquidation
Je t’intente une dernière parole, je t’accuse, je te dénonce, mon derme se portera partie civile, crois-moi, quitte à comparaître à fleur d’os, quitte à me dénuder entièrement qu’ainsi les morsures voient le jour, que les plaies soient vives, rougeoyantes à en faire pâlir tous les couchers de soleil.
Tu es un crime de lèse-pudeur, mon homicide involontaire, celui qui me poignarde jusqu’à que cris s’en suivent. Une histoire de petit meurtre entre amis qui se moque de la peine capitale, une histoire de recels, où mes envies tenues en séquestre éternuaient faute de poussière.
Tant qu’à nous occire, mieux vaut que la tuerie soit parfaite !
Moi, j’aimerais te pendre à mon cou lorsque tes coups de couteaux ravagent ma raison, qu’en mon ventre ils s’acharnent appliqués, méthodiques, toute fureur maîtrisée. Tu veux me faire la peau, tu le chuchotes à mes lèvres.
J’en perdrais presque connaissance. J’exulte, je suis saoule, j’en balbutie des râles, des souffre- jouissance.
Tu souhaites m’écarteler toujours un peu plus grand, sans cesse un peu plus vaste, à croire que tu manques d’espace, de profondeur. Tes extensibles manœuvres sur mon champ de bataille usent mes moindres replis…je me sens mourir au combat.
Moi, j’aimerais contre offenser tes assauts lorsque le péril est en ma demeure, contrecarrer tes plans anatomiques, échafauder des barricades pour le malin plaisir de te voir les enfoncer encore.
Ne plus être pacifiste, s’aimer féroce, sanguinaire, cannibale ! une furieuse amazone, une kamikaze aveugle, une walkyrie du vent qui hurle dans le naufrage.
Je t’intente un dernier méfait, j’apostrophe, je m’insurge, tes dommages sans les intérêts alors que je ne peux plaider que consentante victime.
J’implore le couperet, emprisonner l’ardeur , étrangler tes désirs de mes deux adducteurs que pleure la semence au fond de mon armure.
Que l’on te juge céans, je me vois bien périr d’une petite mort , le sourire à la bouche…
Lubna
Commentaires
miam tes mots. je suis pour l'instant mise à quià. je reviens. on verra si j'ose parler (sourires) bises bella Lubna.
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