Âmes à Âmes

Les Unis Vers de Lub et autres denrées cérébrales

jeudi 27 mars 2008

Jungle drums ou la colère des bouches cousues

malentendant

La mascarade des silences, les non dits traînent immuablement la rumeur des scandales, à trop verser dans la lucidité, je sombre dans la folie tentatrice, celle de cracher mes quatre vérités aux vents et vous mentir sans contour sur les mensurations de ma croupe.

Bien assise, j’attends que les mouches volent, je m’amuse de certains bourdons, de là à ce que j’ai les abeilles il n y a qu’un pas.

Je vous présente mes irrévérences, lesquelles seront toujours plus haut placées que votre postérieur mou et vos humbles connivences

Aimer disiez vous ? faudrait –il pour cela que vous puissiez entendre toute l’envergure de ce verbe.

Vous prisez tant les sons de cloche que même le vôtre vous semble honnête . Pâques est déjà aux tisons , quant à moi j’en rajoute une couche.

Il fait un peu frais sous la lune, j’en perds mes plumes à tenter le vol au dessus des cimes , j’en deviens même hibou.

Je m’en vais me faire cuire un œuf, je vous invite à partager cette modeste omelette sous le soleil nocturne, un verre à ma droite, vos multiples visages en face, il ne manque plus que les violons, les pipeaux et autres sornettes.

Le tableau est presque achevé, ne reste que le miroir à vous tendre.

De mâles en pis , je rumine inlassablement semblables circonstances, aucune n’atténue l’effet copyright.

Quant à vous , sortez un peu de vos gongs, que j’entende vibrer les tambours de la jungle.

Interprétations multiples, la droiture claudique sur un pied , quant à moi je boîte des deux en attendant clodo.

Lubna !!!

Posté par Lubna à 19:28 - Amicalement vôtre - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 8 mars 2008

Intervalles

Son regard tâtait le pouls de chaque rencontre, elle aimait à sonder les silences et les multiples interprétations pour n’en retenir qu’une seule.

De celle qui lui chuchoterait l’évidence, les moments d’après, la suite ou la chute.

Elle dévisageait la vie, quitte à parfois se brûler les prunelles.

Elle n’était ni bien née ni mal venue, belle selon certains, d’une laideur intéressante selon d’autres.

Elle n’ignorait rien des disgrâces, toutes ses petites imperfections dont elle était faite, jusqu’à la faiblesse de sa lèvre inférieure, laquelle s’affligeait à plaisir lorsqu’elle était déçue ou se sentait coupable.

Eva était un équilibre, fragile oscillement entre la fierté et l’incertitude, l’aplomb et l’affaissement.

C’était selon qui elle approchait.

Il était rare qu’elle autorise le contraire, non pas qu’elle soit crâne, ses yeux et son esprit auraient pu combler à eux seuls cette prétention, Eva préférait orchestrer selon ses paradoxes tout simplement.

Elle s’ouvrait fébrile, impatiente, se refermait sans préambule dès lors que l’artifice tentait de tirer son mensonge du jeu.

Ce jour là, le gris du ciel se conjuguait à son humeur. La nuit s’était étirée indocile  sur des mémoires dont elle se serait bien passée, des regrets à dormir debout.

Elle hésitait entre la tentation, son désordre, et le repli, le précieux confort de la solitude, celui dans lequel tout se simplifiait, où rien n’était à craindre puisque rien ne s’y jouait vraiment.

L’horloge égrenait le temps plus vite que de coutume.

Un nœud avait éclos dans son ventre, plus l’heure approchait, plus il mangeait de l’espace. Il la privait petit à petit de toute conviction.

« A quoi bon ? Se disait-elle, puisque je sais ce qu’il m’en coûtera, l’unique prix de la désillusion que le regard impose.

Mes yeux ont tant sondé l’humain qu’ils en pleurent, j’en gagne chaque fois en cécité, de celle qui gangrène la langue et vous la rend de bois. »

Les aiguilles piaffaient, elles martelaient ses tempes d’un tic tac sentencieux et lui soufflaient comme un rappel à l’ordre.

Eva glissait, elle se devait d’ignorer la peur, l’enjeu dormait quelque part sur un coin de table, là où s’entassaient pèle mêle des histoires à quatre sous, des bouts de tendresse, quelques miettes de pain pour les oiseaux de passage et un livre relié de cuir brun.

Son doigt caressait  l’angle de coiffe, s’en allait  taquiner le signet de soie, lequel s’était assoupi entre deux pages.

Elle s’inquiétait de cette rencontre, ses mains trembleraient certainement, appréhension qu’elle  compenserait par quelques fausses sérénités, un détachement subtil de tout son être frisant l’insouciance. Lui, n’y verrait pas grand chose, tout au plus que du feu.

A moins qu’il soit comme elle, idée qu’elle ne négligeait pas tant leurs échanges s’étaient confondus dans les mêmes teintes.

Eva glissa un pied puis l’autre dans ce qui lui paressait le plus confortable  pour esquisser ce nouvel entrechat, enfila d’un geste prompt sa plus belle féminité, saisit la page en suspend et claqua la porte au nez de ses doutes.

Qui ira verra, souriait-elle !

Lub..na !

Posté par Lubna à 16:12 - Humeur d'un jour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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