Âmes à Âmes

Les Unis Vers de Lub et autres denrées cérébrales

jeudi 18 septembre 2008

Humeurs chiennes

Si les larmes éclaboussent, si les cris se suspendent c'est pour mieux hurler à la lune que l'amour est cabot, qu'il vous arrache le foie, les entrailles et vos pleurs sans jamais dire merci à celui qu'il dévêt.
Tu vas vite en besogne à clamer ta tristesse, à agiter cet air d'amant trahi en douce.
Sa peau enfle la rumeur de tes complaintes douceâtres, elle endosse le blasphème et s’étire en mensonges.

Qu’ils sont longs les sanglots de ces humeurs canines, lorsque l’été meurtrit le jour où tout se jouait, tes yeux dans son myocarde, tu chuchotais le rêve. Ta bouche à son oreille tu murmurais l’hier, alors que sur ton col le rouge à lèvre bavait tes secrètes histoires.

Un battement de cils, un vol de papillons et là voici naïve.

Si les larmes éclaboussent, c’est que le sol aride fait ricocher ses rires.

Elle n’a plus l’âme à plaider, ne serait ce que coupable.

Elle est la dernière Eve sur laquelle tirer faute d'avoir croquer la pomme en toute impunité.
Alors vise, l'artillerie lourde à ta droite, la cavalerie à tes pieds, les guenons impatientes, sa mise à mort piétine d'insolence.

Qu’ils sont longs les sanglots de ces prêteurs de gage, lorsque l’hier se plaint au jeu des vérités, tes crachats sur ses gouffres, tu attisais la fièvre, ta haine à ses tympans, tu murmurais l’amer, alors que sur ton front perlait la sueur des fous.

Elle est d’une humeur chienne, lorsque le vent ébruite les violons trop légers, que les chansons serinent des airs qui sur béquilles font du gringue aux gamines, et que les trains se plaisent à convoyer les fausses paroles de pages en pages alors qu’elle, se tait.

Ave Maria

Lubna



Posté par Lubna à 20:19 - Amicalement vôtre - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


jeudi 11 septembre 2008

Badinages

arman_col_colere_violon

Tes longs espaces de sanglots m'étouffent, tu geins comme tu respires, à croire que le ciel ne tombe que sur ma tête et tous les corbeaux qui s'y collent.
Je ne frise la perfection que lorsque je suis seule , personne sous mes jupons, je peux me laisser aller à la fantaisie égocentrique, de celle où mon nombril ne brille que lorsque tous les phares terrestres se meurent.
Tes canines se heurtent à ma chair, elle s'est épaissie à la longue faute de trop d'écorchures.
J'aurais pu me laisser aller à la faiblesse faite femme, une larme à l'œil, un colt dans la poche, la main sur les bourses, mes envies ou ta mort.
J'aurais dégainé à tout va, en ignorant le cri des cormorans, ces corps à terre et les âmes brisées.
Tu peux bien m'accabler, vendre mon sexe au diable et crier sur les toits que toi seul souffre.
Ma tête fait face aux rafales  quitte à tomber un jour, autant que je sois droite .
Tes sarcasmes ricanent dans mes mémoires, ton cynisme ne se gène à aucune entournure.
J'ai comme un souci d'éthique, un malaise facial collé contre ma bouche, à savoir si je t'envoie en enfer ou si je préfère la cécité.
Je ne suis ni mère de dieu , ni belle, ni pute, loin d'être soumise aux caresses à rebrousse poil.
J'ai retroussé les babines, vais- je mordre ou lécher ?

Lubna

Posté par Lubna à 22:28 - Humeur d'un jour - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 3 septembre 2008

Mords moi la langue si je mens

A en croire tes cris lorsque la nuit se brûle, que les chats oscillent entre le rouge et noir
A en croire tes pleurs, il n’y a plus rien à voir
Ne plus sentir les coups si ce n’est que les cadences
Ne plus mentir aux gosses parce qu’il n’y a plus d’enfance
A en croire les dires lorsque les mots s’en moquent
Les langues sont fourchues et la tienne soliloque

A en croire tes cris lorsque le voisin hurle, que les chiens se mordent la queue pour ne plus s 'émouvoir
A en croire leurs mœurs, il n y a plus rien à croire
Ne plus rougir de honte et se voiler les yeux
Ne plus mentir aux gosses puisqu’ils sont bienheureux
A en croire tes potes lorsque les autres s’en vont
Les langues sont pendues et la tienne touche le fond

A en croire tes rires lorsque l’amour se meurt, que les couples se suivent mais rarement se rassemblent
A en croire tes mimes, vous êtes tristes ensemble
Ne plus saisir la chance et patienter en vain
Ne plus rêver d’hier en attendant demain
A en croire tes craintes lorsque les mots nous manquent
Les langues sont perdues et la tienne se planque

Lubna

Posté par Lubna à 19:13 - textes à chanter - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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