jeudi 18 septembre 2008
Humeurs chiennes
Si
les larmes éclaboussent, si les cris se suspendent c'est pour mieux hurler à la
lune que l'amour est cabot, qu'il vous arrache le foie, les entrailles et vos
pleurs sans jamais dire merci à celui qu'il dévêt.
Tu vas vite en besogne à clamer ta tristesse, à agiter cet air d'amant trahi en
douce.
Sa peau enfle la rumeur de tes
complaintes douceâtres, elle endosse le blasphème et s’étire en mensonges.
Qu’ils
sont longs les sanglots de ces humeurs canines, lorsque l’été meurtrit le jour
où tout se jouait, tes yeux dans son myocarde, tu chuchotais le rêve. Ta bouche
à son oreille tu murmurais l’hier, alors que sur ton col le rouge à lèvre
bavait tes secrètes histoires.
Un
battement de cils, un vol de papillons et là voici naïve.
Si
les larmes éclaboussent, c’est que le
sol aride fait ricocher ses rires.
Elle
n’a plus l’âme à plaider, ne serait ce que coupable.
Elle
est la dernière Eve sur laquelle tirer faute d'avoir croquer la pomme en toute impunité.
Alors vise, l'artillerie lourde à ta droite, la cavalerie à tes pieds, les
guenons impatientes, sa mise à mort piétine d'insolence.
Qu’ils
sont longs les sanglots de ces prêteurs de gage, lorsque l’hier se plaint au
jeu des vérités, tes crachats sur ses gouffres, tu attisais la fièvre, ta haine à ses tympans, tu murmurais l’amer,
alors que sur ton front perlait la sueur des fous.
Elle
est d’une humeur chienne, lorsque le vent ébruite les violons trop légers, que
les chansons serinent des airs qui sur béquilles font du gringue aux gamines,
et que les trains se plaisent à convoyer les fausses paroles de pages en pages
alors qu’elle, se tait.
Ave Maria
Lubna
jeudi 27 mars 2008
Jungle drums ou la colère des bouches cousues
La mascarade des silences, les non dits traînent immuablement la rumeur des scandales, à trop verser dans la lucidité, je sombre dans la folie tentatrice, celle de cracher mes quatre vérités aux vents et vous mentir sans contour sur les mensurations de ma croupe.
Bien assise, j’attends que les mouches volent, je m’amuse de certains bourdons, de là à ce que j’ai les abeilles il n y a qu’un pas.
Je vous présente mes irrévérences, lesquelles seront toujours plus haut placées que votre postérieur mou et vos humbles connivences
Aimer disiez vous ? faudrait –il pour cela que vous puissiez entendre toute l’envergure de ce verbe.
Vous prisez tant les sons de cloche que même le vôtre vous semble honnête . Pâques est déjà aux tisons , quant à moi j’en rajoute une couche.
Il fait un peu frais sous la lune, j’en perds mes plumes à tenter le vol au dessus des cimes , j’en deviens même hibou.
Je m’en vais me faire cuire un œuf, je vous invite à partager cette modeste omelette sous le soleil nocturne, un verre à ma droite, vos multiples visages en face, il ne manque plus que les violons, les pipeaux et autres sornettes.
Le tableau est presque achevé, ne reste que le miroir à vous tendre.
De mâles en pis , je rumine inlassablement semblables circonstances, aucune n’atténue l’effet copyright.
Quant à vous , sortez un peu de vos gongs, que j’entende vibrer les tambours de la jungle.
Interprétations multiples, la droiture claudique sur un pied , quant à moi je boîte des deux en attendant clodo.
Lubna !!!
dimanche 29 juillet 2007
je vous ai aimé 80 pages et quelques blanches, mélomane scribouilleur de métaphores ardentes , sur le bord d'un cendrier nocturne
http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_boutportant.htm
lundi 2 juillet 2007
Les Non ( des) dits cassent
GRRRRRRRRRR
Cri du ventre, hurlements, joies et charivaris des tripes, un rêve à la portée du cœur, un grand sourire en coin , comme un désir de l’embrasser avec perte et fracas sur ses joues de louve ninantesque… elle m’indiqua le sens d’une aiguille , j’ai entendu l’horloge.
La porte s’est ouverte, vlan, j’en suis toute chamboulée, enfantine et heureuse !
Merci Dame Hurlante , et vous savez pourquoi, grâce à vous je renaîs.
http://louvainlaneuve.blogspot.com/

Lub........Na
jeudi 21 juin 2007
Adieu, je renaîs
Le temps se défile, je te vois courir les deux mains dans les poches l’air de rien. Je vois tes jambes sauter le parapet puis l’absence, ainsi que l’oubli.
Je me suis accrochée à tes basques quelques instants, je me croyais vivante, rapide, preste comme le vent. J’en semais des distances, j’en couvrais des tonnes de bitume d’un pas résolu, affirmé, téméraire.
J’aurais pu grimper les dunes à cloche -pieds, griffer les falaises, arc- bouter les arbres, qu’ainsi la hauteur épouse mon désir, que l’altitude me berce d’ivraie.
La vie devant soi, le gouffre à nos trousses, l’entier plaisir d’écumer l’orange planète, comme un avant goût de victoire, de glorieuses batailles, priser ta paume dans la mienne, que rien ne nous détache, que nul ne découse nos serments.
Le temps se moque, le temps s’en fout, je te vois encore, tu sais ? Ma mémoire est intacte, affamée de ta bouche, en quête de tes yeux, soumise à la fièvre. Mes nuits sont troubles, j’en sue des envies, des amalgames de chair, à trop te souffrir, j’en perds mon essence, mon fluide sensuel, d’un lent goutte à goutte suppliciateur.
Ca m’arrache la bile, ça me crispe le foie, le manque dévore mon sourire, quant à toi tu te jètes à corps perdu dans les bras de l’éphémère.
J’en ai mal aux côtes, mes membres recroquevillés, soudés les uns aux autres, le vide est moins cruel. Je voudrais combler tous les interstices que tu as délaissés, réchauffer toutes les embouchures, remonter mes larmes à contre courant quitte à boire à ta tasse.
Je ne suis qu’une naufragée de plus dans ton cynique sillage, une pitoyable Robinson laquelle gratte les restes pour te survivre encore, résister au déclin.
J’en crève mes abcès, j’en troue mes amertumes, ma fierté n’est vêtue que de guenilles, des bouts de conscience auxquels je me suspends désespérément.
Et pourtant sache que
Tu ne me verras pas mourir de sitôt, je n’en suis pas à ma première tempête, j’en mordrais même la poussière de toute ma rage. Je sais ce qui me guette au tournant, la page en lambeaux, l’écriture qui salive une encre noire, furieuse et colérique, des insomnies tapageuses, des cris inhumains, des déchets régurgités, l’absence, le manque puis…le déclin de tes outrages.
Je souris, laisse moi combattre seule l’armée des douze fantômes .J’éprouve une jubilation enfantine à vouloir te tourner enfin le dos, qu’ainsi ma croupe t’offre ses sincères condoléances.
Lub.....na !
lundi 16 avril 2007
Lui grignotait le ventre cette envie tenace, cette obsession étrange de vouloir se jeter, au cœur , dans les abysses d’un monde étranger.
Elle va oser, ne cesse t-elle de dire, elle va oser et même le faire !
Que les pieuvres de la sainte littérature lui pardonnent , elle n’aura que trop pécher.
Les Tentations Pourpres vont éclore, qui sait le temps d’un hiver, d’un avril peu importe.
Qui n’ose l’éphémère, n’ose rien de sa vie.
Lub............Na !
mercredi 14 février 2007
Poétiquement incorrecte
je me cavale sur monture sans mouture
je veux des astres sans désastre,
et plaire à qui saura m' étendre,
non pas sur le sol,
face contre taire,
plutôt près de Paul,
non pas sous Pierre
à l'envers, sans manière,
à l'envie sans permis
je me détonne dans la foule
vocifère, solitaire
je me détourne, ironique,
des quatrains despotiques
je vous décline la peste,
sous toutes les coutures
d'un ourlet manifeste,
peu coincé aux bordures,
mes lèvres se retroussent,
mes babines s' allèchent,
des mots qui en tartine,
taquinent mon palais.
Lubna.................Na!
mercredi 31 janvier 2007
Les hauts du hurlement
Je vais t'étrangler la bouche à coup de vérités, des mots crachés à ta face contrite, à tes airs de ne pas y penser, ta surface lisse où les courbettes s'enchaînent au creux de tes vagues à l'âme.
J'ai comme une envie de hurlement, de ces cris sauvages et lugubres qui déchirent les tripes des bannis, de ces tribales vocalises lesquelles vous raclent le fond de la gorge pour s' échapper en prières jamais exaucées, de celles suspendues aux jambes du temps, de ces esses suspicieuses, de ces crochets de langue ravalés en soi, ravagés dedans.
La colère dans le cour des miracles brise tout sur son passage, cataclysme du dernier désespoir, qui casse, arrache, démantèle le coeur et vous bouche une artère le temps de le souffrir.
Mais tais-toi donc ! respecte au moins la fureur qui gronde, elle parle, elle vomit, elle dégueule...Elle frise l' éloquence des grands, elle te jauge d'un oeil critique alors que tu ne sais qu' ânonner, bégayer, décrire les métamorphoses par de ridicules onomatopées , ton chat dans la glotte n'a jamais su miauler.
Lubna
mardi 16 janvier 2007
Comme en Terre
Quand nos comms en terre,
égrenent trop de colère,
Quand nos rimes dépriment ,
de maux trop intimes ,
Quand la poésie pousse
au gré des tourments,
et que pot et scie toussent
aux yeux du firmament ,
Que faire ?
des fers ?
Forger ?
Baille au nez des lecteurs ,
Baille au nez des passants ,
qui sans souci du trait bûchent ,
et sans sous rient des embûches...
no comment...
no comètes...
le plat net de l'écrit
te dira qui tu es ,
te rira bien au nez
si d'aventures, tu vis.
si d'écritures, tu dis
J'écris donc je suis.
I am what I 'm.
I am what I write.
May I "clic" ?
Mélodique née elle sonne.
Mêle aux dix queues de vers,
les belles chansons de Prévert .
Ludique ?
à jamais, for ever.
Lubna
dimanche 8 octobre 2006
Allo, Chris, ici la terre
Allo, Chris, ici la terre...
Bien que je persévère,
j'en perds ce vert
deviens mots roses,
perds cette osmose
des belles couleurs.
Allo ici la terre,
oui, Chris, je vous demande,
de votre palette,
toutes les facettes,
non monochromes,
implore, quémande,
du pourpre sensuel,
des gouaches virtuelles,
que ce petit home,
vibre tel la mer.
je veux de l'automne,
toutes les saveurs,
toutes les couleurs,
sans vous commander
en vous quemandant,
je veux de la beauté
en ce lieu mendiant.
:o)
Lubna













