mercredi 26 décembre 2007
La vida, esta puta de Dios
En ces longs couloirs, entre poids du silence et dur consentement, tu arpentes les pleurs, tu chemines muet. Ces visages démasquent ce qui en toi naquit fragile, ce qui en eux vibre dans leurs cordes mentales.
Leurs yeux scrutent au plus profond de ton cœur, ils y plongent leur âme nue sans un gramme de décence, leurs petits cranes accusent la plus grande des violences que la vie, implacable, consigne trop souvent aux brancards.
Dans leurs pores les tubes concilient urgence et palpitations cardiaques, le compte à rebours est tronqué, usurpateur de songes, il a déjà grignoté quelques rires, il avale, le goulu, ce qui reste de propre, de pur.
Toi naguère nanti, tu décryptes désormais le langage des pauvres, de ceux qui ont perdu la jeunesse avant l’heure, ceux qui raclent les fonds de gorge pour y trouver une seconde promesse.
Te voilà presque à genoux face à ces rois minuscules , à l’étroit dans leurs blouses , asphyxiés par le sort, te voilà démuni sans une excuse en poche, ils inculpent tes faiblesses d’un regard authentique, est- ce l’éther en surface qui fait que ta tête tourne ou ces quatre vérités que mime leur courage ?
Ces couloirs oppressent tes plaintes , elles se cognent captives , voix et poings muselés, à l’écho de l’absurde. Tes prunelles hurlent pour dix la colère qui te ronge.
Il te faudra lutter ,ne serait ce que pour leur rendre hommage, prendre tes peurs à bras le corps , les secouer de plus belle que jaillisse l’essentiel.
Rien n’est plus beau que la lune en suspend, tu sais si bien l’écrire.
Lub...Na
les yeux d'un ange à pas de loup
mardi 15 mai 2007
Fable non misérable
La plaie est à la pierre, ce que la pierre est au caillou, chou, hibou , pou, quitte à voir des nains partout, moi je m’en fous puisqu’ils sont fous , un peu matous, un poil relous, un point c’est tout…!
Non ? je continue ?
La pierre est à la Plaie ce que la plaie plait à La Pierre, pas grand chose à jeter ni à voir de travers, ou alors à l’envers , qui plus est sur les pieds, ventre à l’air, tête carrée, œil de biche ou contraire, moi je m’en tape, qu’ils dérapent, qu’ils s’attrapent , qu’ils s’éclatent, tant qu’à faire, pas par terre….Ca fait mal , vous file des bosses , des hématomes, de la colère, et des tas de choses antipathiques à souhait.
Je continue ?
Non c’est abuser, c’est faire injure à la beauté .
La plaie, La pierre , ciseau, papier…j’ai fermé, trop tard , elles ont gagné…mon âme.
Ci git la Plaie : http://plaiethore.cowblog.fr/
Ci vit la Pierre : http://parfoisauboutdesroutes.hautetfort.com/
Lub......................Na !
lundi 23 octobre 2006
L'espoir en A
Il est de la vie, des choses étonnantes
des fresques vivifiantes
des émotions, la crue.
Il est de l'humain, des rives douloureuses,
des trempes amoureuses,
des sentiments, le nu.
il est d'une personne, la plume saisie, meurtrie,
des colères attendries,
du généreux, la veine.
Il est d'une femme, de purs débordements,
des gestes chatoyants
du licencieux, la traîne.
il est un don sincère
d'un coeur, tout l'abandon
lorsque l'esprit misère
supplie l'espoir au fond.
En mon âme et patience,
En mes larmes et pardons
de ces murs, la jouissance,
de mes maux , sa vision,
En mon âme , sa lecture,
En nos larmes, l'unisson,
Belle enfant d'Epicure
tu as fait de mes pages
une bien belle demeure
tu as lu de mes rages
nos malheurs et le leur
tu as lu, tu as vu...
en ton coeur
de l'espérance, la flamme,
des innocences, la trame,
d'une âme à l'autre,
de l'antre à lames
le ventre.
Gracias y gracias
Suaves besos Speranza
http://sperenza.canalblog.com/
Lubna
vendredi 30 juin 2006
Boca a Boca
de nos bouche à nos oreilles, se content des actes en gouttes d'eau , lesquelles abreuveront les fleuves du monde.
Mieux vaut une goutte dans le désert que l'implacable sécheresse
Montrer du doigt
Ne pas se voiler la face
Ne pas leur faire grâce...de quoi...
que ce soit !
Ne plus dire, ne plus voir, ne plus entendre, cessons de faire les singes...
Il est des crimes de lèse-humanité, avec date de péremption apposée aux consciences
Bouger un petit doigt pour que d'autres y survivent...
Si j'avais su, j'aurais pas venu ? ce n'est plus la guerre des moutons...mais celle du bouton poussoir, Savoir Tendre Oser Parler
Merci Claire, je pense alors aux anges déchus...mon ange, regarde -les, tu n'étais pas coupable...
D'un clic, tout est Claire ..... (Responsables mais pas coupables ?)
vendredi 23 juin 2006
Matador
Il pose l'encre en mer de Chine
Il ose l'ancre , au loin s'arrime
Une plume à l'accent de l'ailleurs, de celui qui vous porte au seuil des Chimères, on entrouve l'onirique et qu'est-ce qu'on y voit ?
de troubles pays
des mots d'aurore,
et d'une passe,
et d'une pique,
il est en son arène , le Matador poète.
En son sillage, une tsarine d'un Orient qui se presse , preste, à l'est, une divine.
En son ramage, la plume , belle plume qui vous conte et vous raconte mais jamais ne laisse l'émotion pour compte.
samedi 3 juin 2006
Âme Franck ou mémoires d'outre songe
Il marche par- delà les nuages
Il est des mots, mots qui vous découpent l'âme en morceaux.
Des morceaux de douleurs,
des morceaux choisis,
des particules intimes,
intimes et étroitement liées ,déliées, déchaînées, enchaînées
particules de soi,
des mots comme des minuscules , qui dés lors qu'ils sont posés, deviennent des majuscules d'émotion, de description,
un verbe qui comme la mer, glisse, rugit, nourrit votre propre ressac , d'un sable au grain particulier.
Il est une plume, magnifique plume...
Veuillez me suivre, ici et ailleurs, en un clic, un autre monde, un peu du vôtre, beaucoup de l'autre...
Les mots coulent, s'enroulent
d'un peu de vous, renversent,
les miettes et le reste...
Vous vident votre sac,
portent à vos yeux, l'attaque,
d'une armée de douze songes
en hiver...














