vendredi 30 janvier 2009
SOS AMOR
Les belles prophéties, les aquarelles saisons font oublier souvent que la rose est épine, que la vie est couleuvre et les vers trop rampants
Que dire des beaux gestes quand plus aucun sourire ne se meut à l’endroit, quand plus aucun regard ne se voit à l’envers ? à l’envie d’un décor qui se nie éphémère, j'ai rêvé de pupilles qui se lisent à l'étroit, de celles entre deux yeux qui convient au repos de nos prêches meurtrières.
Que faire de ces restes quand plus aucune caresse ne s'émeut de travers, quand plus aucun égard ne s'étonne des drames ? À l'orée d'un gage qui se donne précaire, je m'affame d'une main qui s'entrouvre sous mes doigts, de celle entre deux paumes qui s'applique à l'étal de nos âmes émoussées.
Faut il encore courir quand le vent désordonne nos quatre volontés , glaner les émotions où qu’elles dorment et se gâchent , quand plus aucun retard ne s'excuse et rabâche les mêmes gouttes d'eau d'où déborde ma rage ?
Au seuil de nos idylles , s'essoufflent les poumons d’un carbone à l’amour lorsque le copyright se donne le droit d'auteur d'épitaphes funéraires, que les pages sont dévers et les langues restent de bois.
Se peut-il que l’envers soit un droit au sourire, le verso soit plus digne que l’endroit qui s’incline ? Quand nos rires courbent l'échine , qu'ils se roulent à nos pieds en faisant le gros dos, alors qu'aveugles et sourds nous contemplons les cendres sans même leur dispenser un geste de secours, le moindre bouche à bouche .
J'ai rêvé de papilles dont les sens s'aiment rois, qu'ils soient vêtus de travers , les pieds au ciel , la tête en bas, d'une veste dont le revers accuse trop d'aléas, qu'importe les façons pourvu qu'on ait l'adresse d'un monde qui à l'étroit s'appliquera aux largesses.
Lub...Na !
mardi 7 octobre 2008
True Romance en R majeur...
( une archive dont on se passe, un de mes premiers textes en prose dont la forme touche le fond)
C’est comme une de ces nuits où la sonnerie du téléphone résonne d’une façon étrange, où sans le savoir le temps ne sera plus jamais le même, les sons seront comme un autre écho, lointain si détestable.
C’est comme cette soirée où tout semble impalpable, où la vie se terre, un silence morbide puis un déchirement, une balle en plein ventre, et le temps suspendu à jamais sur une même et unique douleur, sur un même et éternel refrain, sur le même et semblable cri.
C’est comme cette date, où le rire se teinte de jaune, la musique de sarcasme, et mon humeur se voile de noir, ton visage s’estompe et revient dans mes songes, irréel, abstrait, physiquement absent, affreusement absent.
C’est comme ce jour où je suis ce cortège, cette caricature de foule inconsolable, où plus rien ne m’importe que de t’entendre au vent, de te toucher en terre, et m’allonger ici, près de toi, te consoler, te cajoler, t’engueuler encore et une dernière fois. Qu’à jamais nous puissions encore nous insulter, nous battre, et qu’à jamais nos blasphèmes puissent nous rapprocher encore.
C’est comme ces souvenirs, que je garde en mon âme, ton humeur exécrable, ta chute vers la mort toxicomaniaque, tes allures de princesse déchue, et mon amour vers toi, ma lutte pour et contre toi, mon obsession sauvage de te sauver enfin, de te garder vivante, près, ici, tellement tactile.
C’est comme un article de presse, anodin, une dizaine de lignes anonymes et froides, un vieux journal plié dans ma mémoire, et la chape de plomb qui me serre le bide !
C’était une nuit, une date, un dimanche plus exactement, une fin de vie à la con contre une vie à la con, un bout de trottoir que ta tête a heurté, une piqûre de trop, des amitiés en trop, un amour de maquereau pour une môme de trop.
Je me cogne depuis cette putain de douleur, qu’aucun antalgique, qu’aucun cataplasme ne pourra atténuer,Une espèce d’arthrose cervicale à force de vouloir toujours encore tourner la tête pour t’attendre, Une allergie aux notes secouées que tu affectionnais, je ne peux plus souffrir Bowie et je lui coupe la parole dès qu’il se met à fredonner.Une furieuse envie de t’aimer à jamais, de repeindre nos photos de frangines en histoires moins sordides.
Lub....Na
jeudi 11 septembre 2008
Badinages
Tes longs espaces de
sanglots m'étouffent, tu geins comme tu respires, à croire que le ciel
ne tombe que sur ma tête et tous les corbeaux qui s'y collent.
Je ne
frise la perfection que lorsque je suis seule , personne sous mes
jupons, je peux me laisser aller à la fantaisie égocentrique, de celle
où mon nombril ne brille que lorsque tous les phares terrestres se
meurent.
Tes canines se heurtent à ma chair, elle s'est épaissie à la longue faute de trop d'écorchures.
J'aurais
pu me laisser aller à la faiblesse faite femme, une larme à l'œil, un
colt dans la poche, la main sur les bourses, mes envies ou ta mort.
J'aurais dégainé à tout va, en ignorant le cri des cormorans, ces corps à terre et les âmes brisées.
Tu peux bien m'accabler, vendre mon sexe au diable et crier sur les toits que toi seul souffre.
Ma tête fait face aux rafales quitte à tomber un jour, autant que je sois droite .
Tes sarcasmes ricanent dans mes mémoires, ton cynisme ne se gène à aucune entournure.
J'ai
comme un souci d'éthique, un malaise facial collé contre ma bouche, à
savoir si je t'envoie en enfer ou si je préfère la cécité.
Je ne suis ni mère de dieu , ni belle, ni pute, loin d'être soumise aux caresses à rebrousse poil.
J'ai retroussé les babines, vais- je mordre ou lécher ?
Lubna
mardi 24 juin 2008
Plaît-il ?
Je ne suis pas des ces femmes , ces
singulières dont le nez frôle les hautes altitudes. Vous ne vouliez pas m’amener
au bois, ni au bal de fin d’année. A croire que je n’étais digne que de me
coucher à vos côtés et combler vos fragilités de mes envies d’abandon.
L’été
nous regarde sans plus aucun scrupule , il vidange nos rêves, écume les
perfections pour ne plus laisser que quelques cendres dans l’urne de votre
berline.
Le cuir fleure le plastron décati, les années lumières , l’amour
des cinq à sept.
On suffoque chez vous , les murs se gonflent d’orgueil et
frôlent l’étroitesse d’esprit
Vous voici grand seigneur, Cosette trace sa
route, une tranche de pain d’épice dans la paume, et le goût de votre café
douteux dans la gorge.
Que le vent souffle encore, le tapage ne cessera
jamais . Le livre détache chaque page tandis que je m’éloigne de vous, la
dernière je m’en vais la coller sur votre bouche et clore les belles promesses
d’alors.
L’encre s’alimente mal, elle souffre de la goutte , ma plume perle
l’acidité alors que vous offrez tout à l’autre.
A croire que je ne suis pas
digne, à croire que je deviens dingue.
Je m’en vais prendre un bain turc le
temps que vous deveniez un homme.
Lubna
jeudi 3 avril 2008
Life on Mars
Cinq heures du matin, le plafond accusait le même air sombre, le lit n’était guère plus avenant, longtemps que cette chambre n’avait souffert d’aucun chahut.
Les murs retenaient de longs soupirs, le chevet supportait les humeurs de l’habitante, s’y entassaient pèle mêle, une méthodologie du sommeil, un carnet à spirale, trois photos sépia et un texte à rallonge.
Un an déjà, le temps restait de plomb, chaque chose à sa place, chaque regret bien dosé et ce souffre remugle qui ne cessait de taquiner sa langue.
Elle observait patiente, ne se plaignait de rien, ses jambes ramenées sous son cou, de cette position ovoïde de laquelle on renaît. Elle se lovait obstinément contre ses frêles mémoires, les promesses que lui laissait entendre ce regard, cette voix comme la plus belle des tentations, et Satan à sa porte, lequel faisait les cent pas.
Le fruit défendu, l’Eden à l’est et lui si proche, qu’avait- elle à craindre ?
Les foudres célestes ? L’idée du châtiment divin la rendait insolente. Elle laissait volontiers le vent s’amuser sous son corsage, mille mains invisibles, mille désirs chuchotés le long de son échine, tout le courroux de dieu sur ces lèvres bigotes dont la forme pincée s’entêtait à l’aigreur.
Il lui tendait son rire, la chaleur de son torse, deux bras tels un navire, des mots où s’évader.
Elle s’aimait impudente, dénudée jusqu’au cœur, la faim au bout des doigts, la soif en épicentre. Trois jours, trois nuits, une mise en quarantaine.
Un an déjà, la peste était en elle, lui s’en était allé.
Elle attendait l’oubli, comme d’autres attendent l’espoir. Son esprit devenait peu à peu sélectif, il discernait le fond de la forme, focalisait sa logique sur cette heure mobile, l’heure de ses ultimes tentatives, celle où le train resta en gare, celle où le peu en valait la chandelle.
L’hiver siégea à quai, elle enfanta le vide dans la plus grande douleur.
Lui s’en était allé.
Mars et son cortège de larmes, ces giboulées chagrins qu’écoulaient les nuages, ces quelques minutes en moins et ce manque à gagner.
Dans un coin de sa chambre un lamellé collé de papiers gisait à terre, ces lettres non affranchies, écrites, stockées à demeure, de ces tentatives à radouber la structure laquelle s’effondrait un peu plus chaque jour.
Elle se leva enfin, l’absence martelait ses tempes de coups sourds, ses jambes la portaient à peine. Il lui fallait pourtant exécuter ce geste, celui la même qu’ils avaient ignoré puisque aimer ne se préoccupe guère des gains d’énergie, des aiguilles trotteuses, et d’avril à venir.
Elle souffla longuement, ajusta avec froideur l’horloge selon le goût des autres.
Elle précipitait mars, cette gare et l’oubli vers le gouffre printemps.
Lubna
samedi 8 mars 2008
Intervalles
Son regard tâtait le pouls de chaque rencontre, elle aimait à sonder les silences et les multiples interprétations pour n’en retenir qu’une seule.
De celle qui lui chuchoterait l’évidence, les moments d’après, la suite ou la chute.
Elle dévisageait la vie, quitte à parfois se brûler les prunelles.
Elle n’était ni bien née ni mal venue, belle selon certains, d’une laideur intéressante selon d’autres.
Elle n’ignorait rien des disgrâces, toutes ses petites imperfections dont elle était faite, jusqu’à la faiblesse de sa lèvre inférieure, laquelle s’affligeait à plaisir lorsqu’elle était déçue ou se sentait coupable.
Eva était un équilibre, fragile oscillement entre la fierté et l’incertitude, l’aplomb et l’affaissement.
C’était selon qui elle approchait.
Il était rare qu’elle autorise le contraire, non pas qu’elle soit crâne, ses yeux et son esprit auraient pu combler à eux seuls cette prétention, Eva préférait orchestrer selon ses paradoxes tout simplement.
Elle s’ouvrait fébrile, impatiente, se refermait sans préambule dès lors que l’artifice tentait de tirer son mensonge du jeu.
Ce jour là, le gris du ciel se conjuguait à son humeur. La nuit s’était étirée indocile sur des mémoires dont elle se serait bien passée, des regrets à dormir debout.
Elle hésitait entre la tentation, son désordre, et le repli, le précieux confort de la solitude, celui dans lequel tout se simplifiait, où rien n’était à craindre puisque rien ne s’y jouait vraiment.
L’horloge égrenait le temps plus vite que de coutume.
Un nœud avait éclos dans son ventre, plus l’heure approchait, plus il mangeait de l’espace. Il la privait petit à petit de toute conviction.
« A quoi bon ? Se disait-elle, puisque je sais ce qu’il m’en coûtera, l’unique prix de la désillusion que le regard impose.
Mes yeux ont tant sondé l’humain qu’ils en pleurent, j’en gagne chaque fois en cécité, de celle qui gangrène la langue et vous la rend de bois. »
Les aiguilles piaffaient, elles martelaient ses tempes d’un tic tac sentencieux et lui soufflaient comme un rappel à l’ordre.
Eva glissait, elle se devait d’ignorer la peur, l’enjeu dormait quelque part sur un coin de table, là où s’entassaient pèle mêle des histoires à quatre sous, des bouts de tendresse, quelques miettes de pain pour les oiseaux de passage et un livre relié de cuir brun.
Son doigt caressait l’angle de coiffe, s’en allait taquiner le signet de soie, lequel s’était assoupi entre deux pages.
Elle s’inquiétait de cette rencontre, ses mains trembleraient certainement, appréhension qu’elle compenserait par quelques fausses sérénités, un détachement subtil de tout son être frisant l’insouciance. Lui, n’y verrait pas grand chose, tout au plus que du feu.
A moins qu’il soit comme elle, idée qu’elle ne négligeait pas tant leurs échanges s’étaient confondus dans les mêmes teintes.
Eva glissa un pied puis l’autre dans ce qui lui paressait le plus confortable pour esquisser ce nouvel entrechat, enfila d’un geste prompt sa plus belle féminité, saisit la page en suspend et claqua la porte au nez de ses doutes.
Qui ira verra, souriait-elle !
Lub..na !
jeudi 28 février 2008
Lave aquatique
Lorsque le soleil se targue de tout savoir et que l’eau lui conte bien d’autres volcans.
La lune faisait les cent pas sur les crêtes , février s’aimait doux
Mon œil en fut tout rose d’émois.
Samedi dernier, mon bel Atlantique tel que je t'aime
lundi 25 février 2008
Six gongs et des poussières
http://pagesperso-orange.fr/ewahauton/
J’ai le sommeil clos dans mes paupières, les rêves coincés entre mes tempes et l’oreiller, laisse-moi quelques minutes encore, je savoure une toute autre vie que celle que tu m’offres au petit déjeuner.
J’ignore à ce jour de quelle insolence tu vas garnir le plateau, celui que tu me sers au quotidien entre l’heure d’avant et celle qui tuera mon bon plaisir.
J’observe ta nonchalance en toute indiscrétion, ce négligé que tu promènes sous mes pupilles, voilà des mois que tu m’imposes le jeûne, que mon ventre se noue et s’étrangle.
A la seule vue de ta chute dorsale, il lui en coûte quelques ulcères de plus, des épines dans l’œsophage, un ogre roncier sur le foie.
Mon chagrin s’en va se noyer dans les draps, j’étouffe mes sarcasmes en un long soupir de condoléances, c’est aujourd’hui que j’enterre la hache d’hier.
J’envoie valser tes cuisses, je bois la tasse que tu me tends, un naufrage de plus, voilà ce qu’il m’en coûtera.
Les sirènes te pointaient du doigt bel Ulysse, je n’y ai vu que du feu. De ce feu, il ne reste que des cendres, quelques charbons ardents tatoués sur mon derme, un douloureux tison en guise de palpitant.
Je quémandais Venise, tu me servis Bordeaux, son eau crasse et ses plaies, son malheur et sa vase.
Je rêvais Barcelone, tu affrétais une sombre gondole au port de la Lune.
Mon violon implorait que tu l’accordes, tu lui brisas les notes.
Mes cils couvent l’exaspération, ma bouche va enfanter d’ici peu. Elle piétine les mots de rage, tant et si bien que j’en bégaie des jurons sous la couette.
Tu me chuchotes à l’oreille le temps qui passe, tu me suggères l’éveil, un café dans une main et ta beauté dans l’autre.
Dormir encore, oublier ton croissant dans lequel je veux mordre, la tendresse de ta mie, la Garonne qui me nargue, les mouettes et mon exil.
J’envoie valser le désir, je bois la tasse, puis me rendors.
Lub..............Na !
jeudi 20 décembre 2007
Oranges Sulfuriques
Je veux creuser mes six vœux sous terre, le temps pour vous de festoyer, de repaître vos fausses croyances, planter ce sapin plastifié au centre des querelles familiales et ensuite vous plaindre d’indigestion
Fasse que ces jours courent plus vite que mon ombre, qui lasse de soupeser les oranges, souhaiterait s’en aller rire ailleurs ne serait ce que quelques minutes.
Je veux sasser mes vieilles migraines à l’aide de ce peigne que Lucie m’avait offert le jour de mes dix ans. Un beau peigne en écaille dont les dents se serraient au simple contact de ma tignasse, sac de nœuds qui me laissait confuse tant les embrouilles s’étaient tressées entre elles. Jeune femme, j’essayais en vain de discipliner le tout par une coiffure haute en forme, un peu comme on tente de faire prendre la mayonnaise, je m’en crêpais le chignon de désespoir.
Rien n’y faisait, je n’y voyais pas plus clair, Lucie était presque aveugle et mon grand-père sourd à tout renseignement. Il ne restait plus que moi et cette œuvre de patience, de ce précieux séran, peigner mes fils d’Ariane, démêler ces rosettes crépues lesquelles pondaient régulièrement des œufs en céphalée.
La rage fit que je me coupais les cheveux en quatre, fallait-il une raison à ces nausées précoces, à ce cœur qui s’amusait au bord de ma bouche dès lors que les semaines affleuraient les illuminations.
Je sentais en mon ventre comme des craintes de discorde, un vent semé trop tôt et qui semblait toujours épiloguer, chipoter, tailler la bavette sur le dos de la rancune. Quelques assiettes sifflaient au-dessus de mon crâne, quand ce n’était pas le bris de leurs voix lequel me faisait tressaillir plus profond.
J’aurais souhaité me confondre en excuses et lui dire que je n’avais rien fait pour qu’il me méprise ainsi, que certes la situation était peu idyllique, le père ivre comme un polonais, la mère se refusant au bonheur en partage faute d’un Jéhovah à la sauce Damoclès, pire encore l’absence de sentiments. Force est de constater que nous manquions de tout.
Lucie m’avait dit maintes fois que l’écu ne faisait rien au bonheur, c’est pourquoi j’admettais leur manque d’amour comme une chose pour laquelle ils n’avaient jamais reçu d’enseignement et dont ils ignoraient la dispense, pour ne pas dire dépense..
Mais ce saint homme que l’on peignait en bonté, en miséricorde, si affable sous sa barbe blanche, ce visage bonhomme rieur et généreux, pourquoi ignorait-il encore et toujours l’adresse de mon toit ?
Mes pantoufles se lassaient d’une attente sans fin, elles restaient affamées sur le seuil de l’enfance.
Je les ai vues faner, se corner faute de malnutrition et à la longue mourir ainsi que ce vieil homme.
Je veux creuser mes six vœux sous terre, le temps pour vous d’exulter, que vos bulles coulent à flot et vos bûches soient englouties une fois pour toutes. J’attendrais que vous éternuiez vos souhaits à fin de jeter mes pantoufles au feu.
Lub.........Na !
samedi 27 octobre 2007
faut pas prendre les enfants des sans dieu pour des bâtards sauvages
Les paroles, de l’air ,du vent que l’on brasse, que l’on brasse, les actes , un pet de nonne, que l’on brasse tout autant.
Les discours , le verbiage, ces façons qu’on te donne à la bouchée, casse croûte des jours sans pain , toi tu n’as rien demandé, même pas l’aumône, t’attends juste un accent de sincérité sur cette langue.
Bonhomme, gobe- mouches, gobe- couleuvres , candide, tu patientes le nez au dessus de toute raison, et tu flaires , renifles, taquines l’ambiance de la boite aux lettres.
Aujourd’hui c’est encore disette, son ventre est creux, affamé, vide comme une flatulence, demain sera une autre promesse, le facteur ne sonne jamais deux fois.
Lub....Na !!!












