Âmes à Âmes

Les Unis Vers de Lub et autres denrées cérébrales

lundi 19 novembre 2007

le temps de le dire....

Smashing Pumpkins - 1979
Vidéo envoyée par daviddivad

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lundi 9 juillet 2007

Leftfield & Lydon - Open Up


Leftfield & Lydon - Open Up
Vidéo envoyée par enkil_

Choc de cultes, et ma tête qui culbute , d'un son electro poètique, le dance floor se réjouit , quant à moi je me gratte l'oreille.

Lub.............NA !

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dimanche 10 juin 2007

Capitaine Atrabile

alambic

Voilà des années qu’il s’arrache les foies, les yeux dans ses ténèbres, les yeux dans son ventre noué, il ausculte, fouille, un peu comme à l’instinct, reniflant les moindres  arabesques, sinuosités ventriculaires, où lui seul soupçonne la présence d’un terrible secret.

Des lustres que ce poids lui fait traîner les pieds, s’affaisser  son esprit, décliner sa raison. Il n’a plus toute sa tête, il n’a plus ses vingt ans, il ne lui reste pas grand chose à vrai dire.

Alors il fouine, fourre son nez au plus profond de ses entrailles, fourgonne à l’aveugle.

Il tâtonne de- ci de là, attentif, inquiet à tout soubresaut de conscience.

Son père l’avait quitté bien avant qu’il ne meure, négligeant ce bout d’homme cramponné à sa jambe, copuler n’avait jamais été synonyme de paternité. On ne s’invente pas ce don, le cordon peut être couper bien avant l’heure. Son paternel ne s’était jamais senti d’aucune obligation de la sorte, le rôle de géniteur lui avait amplement suffi, il fut néanmoins un bon père pour les enfants de celle qu’il épousa en seconde noces.

Et c’était bien cela qui était à l’origine de tous ses ulcères, il ruminait sa défaite, ce cruel abandon, ce statut de gosse illégitime alors que lui seul arborait les armoiries familiales, ce précieux nom de terre sans lequel il n’aurait été qu’un bon à rien. Seul legs filial qu’il caressait, dorlotait  de cette adoration du sot voué à la numismatique.  Il l’épelait, l’articulait à voix haute, le scandait avec ferveur, il tentait désespérément de lui donner une âme, une vie ample et passionnée.

Le mot rechutait sans cesse, flasque, difforme…comment inscrire l’histoire lorsque les racines vous manquent, lorsque rien ne vous accroche au mur, là tout au fond d’un cadre, que les pages sont creuses, plates, inodores, que rien ne vous écrit dans un livret de famille hormis la date, l’heure et le lieu.

Il est un fils de rien, il est fils de misère, il n’est même pas bon père puisqu’il est fils de rien.

Des fois, ça hurle dans sa tête, ça bouillonne furieusement, il vomit sa rancœur sur le dos de ses enfants.

Il tire son malheur le long des nuits brumeuses, lorsque l’alcool dialogue avec ses accrochages, ces lugubres accidents de parcours, la table n’a plus de bord, que ce soit d’un côté ou de l’autre, l’horizon seul divague, il y est capitaine chaloupant, chavirant au gré de ses muflés qu’il se prend dans les côtes.

Et c’est souvent à terre , le nez dans sa modeste dignité qu’il finit par échouer. Alors  il flaire, il piffe, de même qu’il trouillote la sueur des mauvais jours, il halène sa bile tel un cabot malade, il cocotte de la bouche laquelle déborde d’injures.

Le blanc le rend mauvais, méchant comme enragé. Certains deviennent poètes lorsqu’ils sont polonais, d’autres sont saouls d’aigreurs et vous blessent vôtre enfance les soirs de grosse tempête. Le verre en trop saborde la coque des frêles carcasses, le cœur se noie , les sourires plongent, les mines restent figées , pétrifiées par l’angoisse. La dernière déferlante pointe sa démesure.

Il est ivre de peines, il noierait frères et sœurs.

Il est un fils de rien, un père mal éduqué , il sème ses sinistres quitte à planter ses gosses, quitte à ce qu’eux mêmes deviennent des bouts de pas grand chose, des avortons fragiles sans légitimité.

Lubna

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dimanche 27 mai 2007

- Fata Morgana


Litfiba - Fata Morgana
Vidéo envoyée par faon65ster

Donnez moi sa voix, donnez moi ses mains, ses yeux,, ses airs de Piero aguicheur de lune, ses ténèbres orifices où plonger ma bouche, je lui en cracherais des mots d’amour à la pesée, des mots d’envie, de traces d’émois, hum, Pelù, ham Piero, toute chose femme, toute flamme, tout crame lorsque tes vocalises découpent mes désirs en trois

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mardi 6 mars 2007

Cabale

stratus

J’aime les nébuleuses,

Les amantes amanites,

Des cieux, les tendres contrées.

Lorsqu’elles croisent mes jambes,

Lorsqu’elles plissent mes yeux,

Quand le soleil se risque

Aux échanges amoureux,

Sur ma bouche affamée

Entrouverte au plaisir.,

De substances éclectiques

Epices hermaphrodites

Empalées au palais.

J’aime les nébuleuses,

Les aimantes émérites,

Au ciel, arc-boutées,

Lorsqu’elles voûtent et se cambrent,

Lorsqu’elles chargent au galop,

Sur la céleste armée,

D’archanges cabalistiques,

Quand la lune se pique

D’être reine au carreau,

Le jeu, cartes sur table,

Mon âme dans l’absinthe

Cracher d’une quinte en trop.

Soufflez –moi nébuleuses,

Mes passantes insolites,

Au vent abandonnées,

Des murmures syllabiques,

Des rêves en aparté,

Lorsque pleure l’automne,

Lorsque se pend l’hiver,

Aux cordes monotones

Des gorges violoncellistes,

Que  le sommeil se vend,

Capricieux, impudique,

Au poids, à la criée.

J’aime les nébuleuses

Ces cyrrhus vénéneux,

Qui sur mon cœur, s’étendent.

Lubna

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jeudi 18 janvier 2007

On nous cache tout, on nous dit rien !

On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien

Adam avait-il un nombril ?
On nous cache tout on nous dit rien
Socrate a-t-il bu sa cigüe ?       JD
L'aventure est-elle au coin de la rue ?
On nous cache tout on nous dit rien
La vérité sur Dagobert
Quel était son manager ?

On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien

La vérité sur La Palice
Quand c'est rugueux c'est pas lisse
On nous cache tout on nous dit rien
Et l'affaire du masque de fer
Est-ce que Louis Quatorze était son frère ?
On nous cache tout on nous dit rien
La vérité sur l'Obélisque
A-t-il été déclaré au fisc ?

hardy_dutronc03_kl On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien

Savoir pourquoi Napoléon
Mettait la main dans son giron
On nous cache tout on nous dit rien
L'affaire trucmuche et l'affaire machin
Dont on ne retrouve pas l'assassin
On nous cache tout on nous dit rien
On nous cache-cache et cache-tampon
Colin-maillard et tartempion
Ce sont les rois de l'information

On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien

Jacques Dutronc

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mercredi 27 décembre 2006

J'arrive où je suis étranger

Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus

Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps

C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie

C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux

O mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
A l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées

Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

Louis Aragon

" S'en faire pour si peu, l'enfer de si peu, jamais trop loin du même but, un dessein immuable...à quoi bon puisque nous arrivons tous à la même potence, et que quoi que l'on fasse ou dise, les pieds pencheront dans un vide semblable au commun des mortels...

Autant vivre bien que  se traîner à vivre"  Lubna

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mercredi 13 décembre 2006

j'entends passer le vent,
et je trouve que rien que pour entendre passer le vent, il vaut la peine d'être né.  ( Fernando Pessoa)

vvvvvvvv

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jeudi 9 novembre 2006

Extrait

louise_C

quelques gouttes d'un nectar d'une autre époque, de celles qui taquinent le palais, pour le plaisir des yeux et de l'âme. N'est-ce pas beau , dites moi ...

Flaubert " Lettres à Louise Colet"

Jeudi soir, 11 heures. 6 Août 1846.

Ta lettre de ce matin est triste, et d'une douleur résignée. Tu m'offres de m'oublier si cela me plaît. Tu es sublime. Je te savais bonne, excellente, mais je ne te savais pas si grande. Je te le répète : tu m'humilies, par la comparaison que je fais de toi à moi. Sais-tu que tu me dis des choses dures ? et ce qu'il y a de pire, c'est que c'est moi qui les ai provoquées. Tu me rends donc la pareille ; c'est une représaille. Ce que je veux de toi ? Je n'en sais rien. Mais, ce que je veux moi, c'est t'aimer, t'aimer mille fois plus. Oh ! si tu pouvais lire dans mon coeur, tu verrais la place où je t'ai mise ! Je vois que tu souffres plus que tu ne l'avoues ; tu t'es guindée pour écrire cette lettre. N'est-ce pas que tu as bien pleuré avant ? Elle est brisée ; on y sent une lassitude de chagrin et comme l'écho affaibli d'une voix qui a sangloté. Avoue-le ; dis-moi de suite que tu étais dans un mauvais jour, que c'est parce que ma lettre t'avait manqué. Sois franche ; ne fais pas la fière ; ne fais pas comme j'ai trop fait. Ne retiens pas tes larmes ; ça vous retombe sur le coeur, vois-tu, et ça y fait des trous profonds. J'ai une pensée qu'il faut que je te dise : je suis sûr que tu me crois égoïste. Tu t'en affliges et tu en es convaincue. Est-ce parce que j'en ai l'air ? Là-dessus, tu sais, chacun s'illusionne. Je le suis comme tout le monde, moins peut-être que beaucoup, plus peut-être que d'autres. Qui sait ? Et puis c'est encore là un mot qu'on jette à la tête de son voisin sans savoir ce qu'on veut dire. Qui ne l'est pas, égoïste, d'une façon plus ou moins large ? Depuis le crétin qui ne donnerait pas un sou pour racheter le genre humain, jusqu'à celui qui se jette sous la glace pour sauver un inconnu, est-ce que tous, tant que nous sommes, nous ne cherchons pas suivant nos instincts divers la satisfaction de notre nature ? Saint Vincent de Paul obéissait à un appétit de charité, comme Caligula à un appétit de cruauté. Chacun jouit à sa mode et pour lui seul ; les uns en réfléchissant l'action sur eux-mêmes, en s'en faisant la cause, le centre et le but, les autres en conviant le monde entier au festin de leur âme. Il y a là la différence des prodigues et des avares. Les premiers prennent plaisir à donner, les autres à garder. Quant à l'égoïsme ordinaire, tel qu'on l'entend, quoiqu'il me répugne démesurément à l'esprit, j'avoue que, si je pouvais l'acheter, je donnerais tout pour l'avoir. Etre bête, égoïste, et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions voulues pour être heureux ; mais si la première nous manque, tout est perdu. Il y a aussi un autre bonheur, oui il y en a un autre, je l'ai vu, tu me l'as fait sentir ; tu m'as montré dans l'air ses reflets illuminés ; j'ai vu chatoyer à mes regards le bas de son vêtement flottant. Voilà que je tends les mains pour le saisir... et toi-même tu commences à remuer la tête et à douter si ce n'est pas une vision (quelle sotte manie j'ai de parler en métaphores qui me disent rien !). Mais je veux dire qu'il me semble que toi aussi, tu as de la tristesse au coeur, et de cette profonde qui ne vient de rien et qui, tenant à la substance même de l'existence, est d'autant plus grande que celle-ci est plus remuée. Je t'en avais avertie, ma misère est contagieuse. J'ai la gale ! Malheur à qui me touche ! Oh ! ce que tu m'as écrit ce matin est lamentable et douloureux. Je me suis imaginé ta pauvre figure triste en songeant à moi, triste à cause de moi. Hier j'étais si bien, confiant, serein, joyeux comme un soleil d'été entre deux ondées. Ta mitaine est là. Elle sent bon, il me semble que je suis encore à humer ton épaule et la douce chaleur de ton bras nu. Allons ! Voilà des idées de volupté et de caresses qui me reprennent, mon coeur bondit à ta pensée. Je convoite tout ton être, j'évoque ton souvenir pour qu'il assouvisse ce besoin qui crie au fond de mes entrailles ; que n'es-tu pas là ! Mais lundi, n'est-ce pas ? J'attends la lettre de Phidias. S'il m'écrit, tout se passera comme il est convenu. "....

Mardi dans l'après-midi. 11 Août 1846.

Tu donnerais de l'amour à un mort. Comment veux-tu que je ne t'aime pas ? Tu as un pouvoir d'attraction à faire dresser les pierres à ta voix. Tes lettres me remuent jusqu'aux entrailles. N'aie donc pas peur que je t'oublie ! Tu sais bien qu'on ne quitte pas les natures comme la tienne, ces natures émues, émouvantes, profondes. Je m'en veux, je me battrais de t'avoir fait peine. Oublie tout ce que je t'ai dit dans la lettre de dimanche. Je m'étais adressé à ton intelligence virile, j'avais cru que tu saurais t'abstraire de toi-même et me comprendre sans ton coeur. Tu as vu trop de choses là où il n'y en avait pas tant, tu as exagéré tout ce que je t'ai dit. Tu as peut-être cru que je posais, que je me donnais pour un Antony de bas étage. Tu me traites de voltairien et de matérialiste. Dieu sait si pourtant je le suis ! Tu me parles aussi de mes goûts exclusifs en littérature, qui auraient dû te faire deviner ce que je suis en amour. Je cherche vainement ce que cela veut dire. Je n'y entends rien. J'admire tout au contraire dans la bonne foi de mon coeur, et si je vaux quelque chose, c'est en raison de cette faculté panthéistique et aussi de cette âpreté qui t'a blessée. Allons, n'en parlons plus. J'ai eu tort, j'ai été sot. J'ai fait avec toi ce que j'ai fait en d'autres temps avec mes mieux aimées, je leur ai montré le fond du sac, et la poussière âcre qui en sortait les a prises à la gorge. Que de fois, sans le vouloir, n'ai-je pas fait pleurer mon père, lui si intelligent et si fin ! mais il n'entendait rien à mon idiome, lui comme toi ! comme les autres. J'ai l'infirmité d'être né avec une langue spéciale dont seul j'ai la clé. Je ne suis pas malheureux du tout, je ne suis blasé sur rien, tout le monde me trouve d'un caractère très gai, et jamais de la vie je ne me plains. Au fond je ne me trouve pas à plaindre, car je n'envie rien et ne veux rien. Va, je ne te tourmenterai plus, je te toucherai doucement comme une enfant qu'on a peur de blesser, je rentrerai en dedans de moi les pointes qui en sortent. Avec un peu de bonne volonté, le porc-épic ne déchire pas toujours. Tu dis que je m'analyse trop, moi je trouve que je ne me connais pas assez ; chaque jour j'y découvre du nouveau. Je voyage en moi comme dans un pays inconnu, quoique je l'aie parcouru cent fois. Tu ne me sais pas gré de ma franchise (les femmes veulent qu'on les trompe, elles vous y forcent, et si vous résistez, elles vous accusent). Tu me dis que je ne m'étais pas montré comme cela d'abord ; rappelle-toi au contraire tes souvenirs. J'ai commencé par montrer mes plaies. Rappelle-toi au contraire tout ce que je t'ai dit à notre premier dîner ; tu t'es écriée même : «Ainsi vous excusez tout ! il n'y a plus ni bien ni mal pour vous». Non, je ne t'ai jamais menti, je t'ai aimée instinctivement, et je n'ai pas voulu te plaire de parti pris. Tout cela est arrivé parce que cela devait arriver. Moque-toi de mon fatalisme, ajoute que je suis arriéré d'être Turc. Le fataliste est la Providence du mal, c'est elle qu'on voit, j'y crois.

Les larmes que je retrouve sur tes lettres, ces larmes causées par moi, je voudrais les racheter par autant de verres de sang. Je m'en veux, cela augmente le dégoût de moi-même. Sans l'idée que je te plais, je me ferais horreur. Au reste, il en est toujours ainsi : on fait souffrir ceux qu'on aime, ou ils vous font souffrir. Comment se fait-il que tu me reproches cette phrase : «Je voudrais ne jamais t'avoir connue !» Je n'en sais pas de plus tendre. Veux-tu que je te dise celle que j'y mettrais en parallèle ? C'en est une que j'ai poussée la veille de la mort de ma soeur, partie comme un cri et qui a révolté tout le monde. On parlait de ma mère :«Si elle pouvait mourir !» Et, comme on se récriait : «Oui, si elle voulait se jeter par la fenêtre je la lui ouvrirais tout de suite». A ce qu'il paraît que tout cela n'est pas de mode et paraît drôle ou cruel. Que diable dire quand le coeur vous crève de plénitude ? Demande-toi s'il y a beaucoup d'hommes qui t'auraient écrit cette lettre qui t'a fait tant de mal. Peu, je crois, auraient eu ce courage et cette abnégation gratuite d'eux-mêmes. Cette lettre-là, amour, il faut la déchirer, n'y plus penser ou la relire de temps à autre quand tu te sentiras forte. "....

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mardi 24 octobre 2006

Eloges

Huiles sensuelles,
d'un pinceau, glisse,
l'amour supplice,
ta main, Maria,
l'amour supplée
l'amour calice,
l'amour sanguin,
sublime écrin,
l'extase est belle
au creux d'airain.

tango9

Ces dénouements
Ces déliés,
Ces dérivés,
Ce dévouement
la délivrance ,
en sucs salins
à la romance,
nos doléances
de jouir d'encore
jusqu'à la fin...

tango_portrait_
D'un pinceau sculpte
la danse catin,
tango latin,

adiosMvida

fière argentine,

d'un duel, exulte,
d'un pas s'amuse
l'envie féline,
désir et faim,
d'accords torrides
corps qu'on étreint.
D'un couteau s'use
la toile ...


la langue délie , sensuelle, les mains supplient , suppliques au combat que tu blesses Maria, que tu flagelles d'un geste, cruelle artiste, voudrais-tu que l'on meurt nous aussi?

http://maria.amaral.free.fr/page1.htm

Lubna

Posté par Lubna à 08:40 - Unis vers et Muses - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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